En pleine cure d’austérité, le gouvernement De Wever coupe dans notre sécurité sociale. Travailleurs, malades, demandeurs d’emploi et pensionnés : tous doivent accepter de faire des efforts. Dans le même temps, l’argent continue de couler à flots pour d’autres acteurs.
Ainsi, les entreprises reçoivent chaque année plus de 2 milliards d’euros en lien avec l’exonération fiscale pour le travail d’équipe et de nuit.
Autrefois instaurée pour renforcer l’industrie, cette mesure est devenue un système de subvention coûteux dont l’impact est à peine évalué. Pour certains employeurs, le travail de nuit est même moins coûteux que le travail de jour. Pendant ce temps, les problèmes de santé s'accumulent chez les travailleurs de nuit : fatigue, risque accru de problèmes cardiaques, cancer et troubles du sommeil. C’est la société qui en paie le prix.
Et si le gouvernement commençait par faire des économies sur ce poste, au lieu de toujours s’attaquer aux plus faibles ?
Le secrétaire fédéral Andrea Della Vecchia (Centrale générale) passe à la loupe les exonérations fiscales pour le travail d’équipe et de nuit dans cette analyse pointue.
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